Description

Les Aiguilles et l’Opium est une méditation sur l’art, l’amour et la dépendance, un collage de moments où le temps et la force gravitationnelle semblent suspendus, une immersion dans une toile d’Escher sans haut ni bas, un numéro d’illusionnisme aussi fascinant qu’étrange.

Une nuit de 1949, dans l’avion qui le ramène en France, Jean Cocteau écrit sa Lettre aux Américains, où se mêlent fascination et désenchantement : il vient de découvrir New York, où il est allé présenter son dernier long-métrage, L’Aigle à deux têtes.

À la même époque, Miles Davis visite Paris pour la première fois, apportant le be-bop dans ses bagages. Les jazzophiles parisiens lui font la fête et, le temps d’une chanson, Je suis comme je suis, Juliette Greco lui ouvre les bras.

Quarante ans plus tard, Hôtel de La Louisiane, à Paris, un Québécois esseulé tente d’oublier son ex. Ses tourments affectifs trouvent de lointains échos dans la dépendance de Cocteau à l’opium et dans celle de Davis à l’héroïne. S’amorce un spectaculaire sevrage où les mots du prince des poètes et les notes bleutées du jazzman accompagnent un saut dans le vide : celui d’un homme désespéré qui plonge en lui-même pour s’arracher à la douleur, et se libérer de la dépendance amoureuse.

2014
Prix du Toronto Theatre Critics
Meilleure pièce canadienne présentée à Toronto au cours de la saison

2014
Prix Gascon-Roux
Meilleure mise en scène, meilleure conception de décor et meilleure conception sonore

1995
Prix Floyd S. Chalmers
Meilleure pièce de théâtre canadienne

Représentations

Terminé
Terminé
Terminé
Terminé
Terminé
Complet
Complet
Complet
Complet

Distribution

  • Olivier Normand
  • Wellesley Robertson III

Crédits

  • Texte et mise en scène Robert Lepage
  • Assistance à la mise en scène Normand Bissonnette
  • Scénographie Carl Fillion
  • Conception des accessoires Claudia Gendreau
  • Musique et conception sonore Jean-Sébastien Côté
  • Conception des éclairages Bruno Matte
  • Conception des costumes François St-Aubin
  • Conception des images Lionel Arnould
  • Le texte du spectacle comprend des extraits de Lettre aux Américains et Opium de Jean Cocteau
  • Agente du metteur en scène Lynda Beaulieu
  • Direction de production Julie Marie Bourgeois, Vanessa Landry-Claverie
  • Direction technique Michel Gosselin, Pierre Gagné
  • Direction de tournée Charlotte Ménard
  • Régie générale Francis Beaulieu
  • Régie son Marcin Bunar
  • Régie vidéo Thomas Payette, Nicolas Dostie
  • Régie des éclairages Jean-François Piché, Nicolas Boudreau
  • Régie des costumes et accessoires Claudia Gendreau
  • Chef machiniste Pierre Gagné
  • Machiniste Jean-Félix Labrie
  • Gréeur Maxime Bouchard, Michelle Winter
  • Consultant automation Tobie Horswill
  • Consultante vidéo Catherine Guay
  • Maquillage Jean Bégin
  • Réalisation des costumes Carl Bezanson, Julie Sauriol
  • Construction du décor Scène Éthique, Astuce Décor
  • Trompette interprétée par Craig L. Pedersen
  • Consultants acrobaties Geneviève Bérubé, Yves Gagnon, Jean-Sébastien Fortin, Jean-François Faber
  • Une production d'Ex Machina
  • En coproduction avec
  • Théâtre du Trident, Québec
  • Canadian Stage, Toronto
  • Théâtre du Nouveau Monde, Montréal
  • Adelaide Festival
  • New Zealand Festival
  • Le Grand T, théâtre de Loire-Atlantique
  • Les Quinconces-L'espal, scène conventionnée, théâtres du Mans
  • Célestins, Théâtre de Lyon
  • Le Volcan, Scène nationale du Havre
  • Festival de Otoño a Primavera, Madrid
  • ArtsEmerson: The World On Stage, Boston
  • NAC English Theatre avec le Théâtre français du CNA et le Magnetic North Theatre Festival
  • Setagaya Public Theatre, Tokyo
  • LG Arts Center, Séoul
  • The Barbican, Londres
  • La Comète - Scène nationale de Châlons en Champagne
  • La Comédie de Clermont-Ferrand scène nationale
  • Les Salins, scène nationale de Martigues
  • John F. Kennedy for Performing Arts
  • American Conservatory Theatre
  • «Marin Sorescu» National Theatre and Shakespeare Foundation, Craiova
  • The International Diaghilev Festival, Perm
  • Theatre Royal Plymouth
  • Théâtre le Diamant, Québec
  • Producteur pour Ex Machina Michel Bernatchez assisté de Vanessa Landry-Claverie, Nadia Bellefeuille et Hélène Paradis
  • Producteur délégué, Europe, Japon Epidemic Richard Castelli assisté de Florence Berthaud
  • Producteur délégué, Amériques, Asie (sauf Japon), Australie, Nouvelle-Zélande Menno Plukker Theatre Agent (Menno Plukker, assisté de Magdalena Marszalek et Isaïe Richard)
En collaboration avec
Partenaires publics de la programmation
Conseil des arts et des lettres du Québec Canada Conseil des arts du Canada Ville de Québec

Ils ont dit...

« Le comédien Olivier Normand (...) est aussi convaincant en amoureux paumé qu’en poète dont le génie frise parfois l’orgueil. Qu’il déclame Cocteau en flottant littéralement dans un ciel étoilé ou qu’il s’échine à doubler une scène de cinéma, le comédien réussit à nous faire passer d’un monde à l’autre avec autant de magie que la machinerie imaginée par Robert Lepage. »

France Info, novembre 2016

« Car magique, le spectacle l’est assurément. Face au spectateur, un cube se transforme au fil des scènes, renverse la réalité mais aussi les personnages, balance le coeur déjà malmené d’un Miles Davis muet interprété par le comédien acrobate Wellesley Robertson III. Ce cube devient « carrément » l’un des personnages principaux, nous contant le passé, le présent et l’avenir en tournoyant sur lui-même. »

France Info, novembre 2016

« Sur la trompette de Miles Davis, Les Aiguilles et l’Opium nous transporte dans un monde en apesanteur. Apesanteur devant le charme et l’atmosphère feutrée du spectacle (...) dans laquelle flottent les personnages. »

Le Devoir, septembre 2013

« Les Aiguilles et l’Opium, songe un peu surréaliste, nous emmène dans une rêverie douce et dépaysante, où défilent les idées, les sensations, les images. Et qui, comme l’opium au dire de Cocteau, nous permet d’échapper, momentanément, à la vie qui se presse. »

Le Devoir, septembre 2013

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