Musique, Danse

Les Miniatures

Les Violons du Roy et Danse K par K

Foyer BMO

Après un premier duo créé à l’été 2020 avec l’interprète Sara Harton et la pianiste Anne-Marie Bernard, Danse K par K développe un programme complet constitué de duos d’une quinzaine de minutes chacun, en coproduction avec Les Violons du Roy: Les Miniatures.

Pour chaque duo, les mêmes règles du jeu : un·e chorégraphe-interprète rencontre une interprète en musique pour 30 heures de création, de rencontre et d’échange. Pour inventer à 2, en osant assumer, parfois pour la première fois, une responsabilité de création et non plus simplement d’interprète. Un dialogue se crée, un terrain de jeu fertile en rebondissements se défriche joyeusement tandis que la musique jouée en direct donne du souffle à la danse, le tout sous la direction artistique de Karine Ledoyen.

Toi, Moi et tous les possibles de Sara Harton (danse) et Anne-Marie Bernard ​(piano)

«Je m’appelle Sara, je suis danseuse professionnelle et j’ai toujours voulu jouer du piano». «Je m’appelle Anne-Marie, je suis pianiste et j’ai toujours voulu danser»! Entre ces deux déclarations, un duo se déploie en un chassé-croisé qui s’ingénie à troubler les étiquettes, tout en se permettant une relation décalée. Le piano demi-queue sert à la fois de source sonore, de support, d’appui, véhicule de toutes les rêveries et envols. Un échange de regards, une nouvelle partition et l’on part ailleurs, porté par les notes, osant le déploiement et l’éloignement : le monde se déchiffre et s’explore. Des paysages se dessinent, des perspectives se modifient autour d’un piano et de deux trajectoires amies.

Pauline et Paul de Jean-François Duke (danse) et Pascale Gagnon (violon)

Un grenier, un immense tissu chamarré qu’on porte joyeusement et voici que l’on s’invente toutes sortes de rôles et de costumes. Ce tissu déroulé devient un monde! Rencontre entre une violoniste et un danseur: les gestes de l’un semblent répondre aux notes de l’autre, à moins que ce ne soit le contraire, que la gestuelle de la musicienne réponde à celle du danseur. Une rencontre comme un pas de côté, pour casser la relation habituelle de ces interprètes en osant la perte de repère. Dans cette absence, la musique semble agir comme un phare. Un duo se déploie depuis un rivage de l’enfance et nous fait tourbillonner dans une danse qui traverse l’existence.

La jeune fille aux mille perles d’Odile-Amélie Peters (danse) et Noella Bouchard (violon)

Est-elle échappée d’un tableau d’époque avec son port altier, sa robe, ses perles? Que fait cette musicienne à ses côtés? De quelles conventions, de quels carcans ces deux femmes semblent-elles vouloir s’échapper? La bienséance? Les règles sociales concernant les jeunes filles? La première apparition dans le Grand Monde? L’accompagnement habituel d’une musicienne et d’une ballerine? Quelque chose explose, s’affranchit, se redéfinit, s’échange. Cercles et trajectoires pour mieux s’échapper et se libérer, comme pour retarder ou réellement s’affranchir du moment d’être corseté dans le beau costume de bal!

30 oct. à 13 h — 3 × 13 minutes 35 $

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Distribution

Chorégraphes interprètes

Sara Harton, Odile-Amélie Peters et Jean-François Duke

Musiciennes des Violons du Roy

Noëlla Bouchard et Pascale Gagnon, violons

Musicienne piano

Anne-Marie Bernard

Crédits

Direction artistique Karine Ledoyen
Costumes Laurie Carrier
Costumes et coiffure Sébastien Dionne
Maquillage et coiffure Nathalie J. Simard
Œil extérieur Ludovic Fouquet