Théâtre

Courville

Ex Machina / Robert Lepage

Salle Hydro-Québec

Première mondiale

En supplémentaire du 12 au 23 octobre

Pour qui réside à Québec depuis un bon moment, le mot Courville évoque une bourgade d’une autre époque qui se trouvait en périphérie de la ville de Québec, au Canada. Le nom a depuis disparu et Courville s’est fondue dans une banlieue ensuite fusionnée à Québec. Mais certains se souviennent de ce que l’endroit avait de distinctif: son voisinage immédiat de la Chute Montmorency, la plus haute en Amérique du Nord, et son sous-sol de calcaires ordoviciens qui ont créé une multitude de grottes plus ou moins géantes affleurant sous une surface incertaine.

Courville rappelle aussi une réalité plus ordinaire: la banlieue québécoise des années 70 et ses bungalows maintenant désuets. Et, par extension, les préoccupations du moment. La guerre froide, qui trouve un exutoire dans de palpitants tournois de hockey opposant le Canada à la Russie soviétique. La pop parfois planante du rock progressif. L’éternel psychodrame national où s’affrontent francophones et anglophones, et qui va bientôt s’exacerber. Et le début de la fin de ce qu’on appelle, à ce moment-là, la «famille nucléaire», cette bulle sociologique où les mirages de la consommation cachent parfois des relations sordides.

Le 15 novembre 1975, Simon a 17 ans, une chambre à lui dans la cave d’un pavillon de Courville, une mère veuve acoquinée à un oncle louche, un tatouage bien involontaire et douloureusement permanent sur la poitrine, une amie qui l’entreprend sans grand succès et un copain athlétique qui a peu d’instruction. L’année qui vient va précipiter les choses, l’agitation sociale qui s’annonce graduellement va trouver des échos dramatiques et déterminants dans la vie du jeune homme.

Courville esquisse le portrait d’une adolescence complexe, où la toile de fond des euphories collectives n’arrive pas à occulter les tourments de l’éveil à la sexualité, le poids du regard des autres ou l’obsession des apparences. D’un bout à l’autre du spectacle, la technique ancestrale du bunraku permet de donner vie à des marionnettes de toutes tailles qui incarnent Simon et son entourage. En scène, Robert Lepage est le narrateur du récit. La conception des marionnettes a été confiée à Céline White et Jean-Guy White et la fabrication à l’Atelier des Griffons.

13 ans et plus

19 sept. au 23 oct. 2021 — 3h20 approx. avec entracte 37 $ — 84 $

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Photo — Elias Djemil
Photo — Elias Djemil
Photo — Elias Djemil
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Ils ont dit...

«Si vous pensez que des marionnettes ne peuvent que difficilement incarner les émotions humaines, détrompez-vous. Dans Courville, aidés par une musique bien choisie du début à la fin, les sanglots qui secouent les pantins ébranlent aussi les spectateurs.»

Le Soleil, 23 septembre 2021

«L'imagination débridée du créateur n’a d’égale que son audace à créer et à expérimenter de nouveaux effets scéniques.»

Le Journal de Québec, 23 septembre 2021

«Courville réussit à mélanger Pink Floyd, Batman et élection du Parti Québécois, le tout dans un spectacle d’une durée de 3h20 qui ne s’essouffle pas. Robert Lepage prouve encore une fois qu’il fait du théâtre à un autre niveau.»

Radio-Canada, 23 septembre 2021

«Sur scène, la facture est d’ailleurs particulièrement cinématographique — projections remarquables sur les divers pans du décor, musique enveloppante. Dans une construction bourrée d’ingéniosités scéniques que l’on passerait facilement sous silence tant elles caractérisent le travail d’Ex Machina se déploient les quelques marionnettes de grande taille qui, à la façon du théâtre bunraku, constituent une nouveauté dans le travail de la compagnie.»

Le Devoir, 24 septembre 2021

Distribution

Narration

Robert Lepage

Manipulation des marionnettes

Wellesley Robertson
Caroline Tanguay
Martin Vaillancourt

Crédits

Texte, conception, mise en scène et interprétation Robert Lepage
Conception et direction de création Steve Blanchet
Assistance à la mise en scène Francis Beaulieu
Manipulation des marionnettes Wellesley Robertson III, Caroline Tanguay et Martin Vaillancourt
Coconception du décor Ariane Sauvé
Conception et réalisation des marionnettes Jean-Guy White et Céline White
Musique originale et conception sonore Mathieu Doyon
Conception et réalisation des images Félix Fradet-Faguy
Conception des éclairages Nicolas Descôteaux
Conception des costumes Virginie Leclerc
Conception des accessoires Jeanne Lapierre

Partenaires

  • Radio-Canada
  • Le Soleil Numérique

Partenaires publics de la programmation

  • Conseil des arts et des lettres du Québec
  • Canada
  • Conseil des arts du Canada
  • Ville de Québec

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