LE PROCESSUS CRÉATIF DE L’ORCHESTRE D'HOMMES-ORCHESTRES DÉCORTIQUÉ

20 septembre
2022

Les créations de L’orchestre d’hommes-orchestres (L’ODHO) sont génératrices de fascination et d’un mélange d’émotions. Ce n’est pas pour rien que Joue à Tom Waits tourne depuis plus de 20 ans à travers le monde : 90 villes de 19 pays d’Amérique, d’Europe et d’Océanie ont présenté le spectacle qui a lancé le collectif. Enthousiastes, les fidèles reviennent voir la performance dès qu’ils en ont l’occasion.

Le spectacle sera de retour au Diamant les 29 et 30 septembre.

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas l’œuvre du collectif indiscipliné, voici comment le réputé journal britannique The Guardian en parle (traduction libre) : « Il ne s’agit pas d’un hommage typique, mais d’une concoction originale de musique, de poésie et de chorégraphie théâtrale. Le collectif s’inspire de l’univers de Tom Waits pour faire voyager le public à travers la culture américaine, animée par le jazz, le blues, le hip-hop et la poésie. » (Ian Gittins, 2013)

Question de s’immerger dans l’univers de L’ODHO à l’approche de sa venue, voici un condensé d’une conférence organisée par Fiestra au Diamant, où Bruno Bouchard et Danya Ortmann, membres du collectif, ont partagé quelques clés de leur processus créatif. 

 

UNE SCIENCE ARTISTIQUE 

Bruno explique que le processus créatif est « le chemin qu’on entreprend pour être en contact avec la vie. Et le quotidien, c’est plusieurs disciplines en même temps, c’est des matériaux disponibles. Le jardinage, par exemple, c’est une discipline! »  

Leur pratique, qu’il compare à une science artistique, implique de magnifier le moment présent, mais en expérimentant et en générant du hasard. Les créateurs-trices se rencontrent autour de nouveaux matériaux, écoutent, théorisent, créent des listes, font des assemblages, toujours en suivant leur intuition. Saviez-vous que dans Joue à Tom Waits, il y a plus de 100 objets utilisés pour créer ce « chaos organisé »? C’est donc ça, « de la musique qui se voit », comme aime parfois le présenter L’ODHO.

L’HUMAIN, MOTEUR DE CRÉATIVITÉ 

Danya admet que « c’est un processus humain extrêmement exigeant ». Peu de groupes parviennent à atteindre ce niveau de longévité et de productivité en mode co-créatif. Bien que leur mode d’opération soit basé sur la démocratie et le dialogue, les membres doivent apprendre à développer leurs idées et amener le groupe à y adhérer, sans s’y attacher, puis apprendre à les laisser aller lorsque nécessaire.  

L’effet du collectif, son plaisir à collaborer, ses intérêts et la personnalité de chacun créent cette magie que le public adore voir sur scène. D’ailleurs, chaque expérience est différente. L’ODHO aime provoquer des choix, permettre au public de s’engager. Comme le dit Danya, « nous sommes tous metteurs en scène ».

Tout de même difficiles à décrire et inclassables, les spectacles du collectif sont de ceux qu’il faut vivre pour comprendre le phénomène.

Joignez-vous à nous le 29 ou le 30 septembre pour vivre une soirée déjantée!

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